La croisière s’amuse mais se lève tôt…

Le lendemain de notre arrivée, nous rejoignons le bateau sur lequel nous allons passer 5 nuits.

Attention, estomacs sensibles s’abstenir, on est à bord d’un petit bateau avec une quinzaine d’autres touristes, dans une petite cabine au fond du bateau… la nuit il fait très froid (clim pour le moteur), il y a énormément de bruit (on se déplace souvent la nuit donc les moteurs sont à fond), et ça bouge beaucoup (la sensation de ton corps soulevé par la houle n’est pas très agréable)… bref les nuits sont peu reposantes et très courtes puisqu’on prend l’habitude de se faire réveiller entre 5h30 et 6h du matin par la cloche du guide qui nous emmène en excursion.

Toute cette galère est bien vite oubliée par la beauté de ce qu’on va découvrir (et les cachets de Mercalm ingérés).

Et on commence par l’île de Santa Cruz et sa réserve el Chato, une réserve de tortues terrestres géantes qui sont quasiment en liberté. On peut s’en approcher et les voir brouter de l’herbe pendant des heures sans s’en lasser…

En retournant au bateau on croise un pélican qui n’a pas du tout peur de nous!

Galapagos !!!

Nous y voilà! Après une dernière nuit à Quito, nous nous envolons pour les Galapagos, cette réserve maritime de 138 000 km2 au large de l’Equateur à 2h environ d’avion de la capitale.

Nous arrivons sur l’île de Baltra, micro île qui s’abrite que l’aéroport et des centaines d’oiseaux. De Baltra, on prend un bus puis un bateau puis un taxi pour accéder à Santa Cruz, l’île la plus développée de l’archipel et une des 5 îles habitées sur 127.

Nous passons notre première nuit dans une chambre d’hôte à Puerto Ayora, la ville principale de Santa Cruz.

Ce qui marque le plus quand on arrive aux Galapagos c’est déjà la température (ouf on laisse les manteaux d’hiver pour passer direct aux maillots de bain), la couleur de l’eau (un bleu entre le turquoise et le vert si profond) et le fait qu’il y a des animaux absolument PARTOUT. C’est à dire qu’on va croiser une centaine d’iguanes sur le bord de la route, des tortures en liberté, quelques phoques (ici ce sont des lions de mer) endormis par ci par là et des crabes énormes …

Langouste et ceviche sont au programme bien sûr…

Le cratère du Quilotoa

Le Quilotoa culmine à 3814m. Éteint depuis 1859, son cratère est à présent rempli d’eau douce.

Le chemin pour y accéder est magnifique même si la route sinueuse et l’altitude ne sont pas de tout repos.

Et on sort les manteaux chauds pour la première fois depuis le début du voyage car il doit faire environ 7 degrés…

Balançoire du bout du monde

Avant de quitter Baños, nous partons visiter la casa del arból, une maison dans l’arbre comme son nom l’indique, sur une des pentes du volcan et qui surplombe la ville.

On peut y faire de la balançoire version sensation puisque celle-ci décolle au dessus du vide.

Sur la route de Latacunga, nous nous arrêtons à la laguna de Yambo.

On loue un pédalo en forme de canard qui doit avoir environ 450 ans et on se balade sur la lagune.

Thermes avec vue

Après toutes ces émotions, il est temps de prendre une pause bien méritée.

Nous montons au SPA volcanicó, dont l’eau thermale coule directement du volcan dans des bassins qui surplombent la ville.

Une vue magnifique, le coucher de soleil sur la vallée, l’eau à 45°, on n’est pas mal…

Cabane, rafting, tyrolienne…

À Baños nous sejournons dans une sorte de cabane, la finca Chamanapamba, à côté d’une cascade. Il fait froid et humide la nuit et on entend très fort le bruit de la cascade dehors, comme s’il pleuvait des cordes, mais c’est romantique et dépaysant…

Baños c’est la ville des sensations fortes et des sports de l’extrême… alors on va tester 2-3 petits trucs du coin.

Le rafting par exemple… On nous avait promis une balade facile… au final je n’ai jamais eu aussi peur sur un bateau (quand je réussissais à rester dessus). On est 8 dans le bateau (un allemand, un norvégien, deux urugayens, une vénézuélienne et le guide), et un guide nous suit en kayak pour prendre des photos et nous récupérer si on tombe à l’eau.

Et on va y tomber à l’eau, puisqu’on prendra des rapides avec des vagues énormes, le bateau manquera de se retourner une dizaine de fois et on va tous finir à l’eau au moins 2 fois (6 fois pour ceux qui n’auront pas de chance). L’eau est bouillonnante, froide et boueuse mais on rigolera bien 😁🤤

Après le rafting, nous restons dans le thème de la sensation forte, version air cette fois. On grimpe dans les montagnes tropicales de la jungle équatorienne pour se jeter dans le vide, accrochés à des tyroliennes immenses qui surplombent des cascades à au moins 30m au dessus du sol.

Au début assis de manière classique, la dernière descente se fait à 2, côte à côte, en « superman » c’est à dire la tête en avant et les pieds attachés à l’arrière du câble… oufff il ne faut pas avoir le vertige 😅

Baños, la route des cascades

Baños, à environ 1820m d’altitude, est adossée au volcan Tungurahua, elle est à la frontière entre les Andes et l’Amazonie, il y fait donc chaud et humide et il pleut au moins une fois par jour, ce qui donne à la végétation un côté tropical exubérant comparé aux plateaux désertiques de la sierra.

C’est une station thermale, nichée sur un plateau, longée par une rivière et entourée de dizaines de cascades. L’endroit est magnifique, surprenant, il y a de l’eau et des plantes immenses partout…

Nous empruntons la routes des cascades, bien nommée puisqu’on peut y admirer au moins 5 cascades dont une de 60m!

Nos tenues d’aventuriers pour descendre au Pailón del Diablo, la fameuse cascade de 60m, on l’on peut passer par des grottes de 80cm de haut et se retrouver derrière la cascade en pleine tourmente!

Hostería la Andaluza et Riobamba

À côté de Riobamba, nous nous arrêtons dans une auberge très étrange la hostería la Andaluza… une auberge déclarée Héritage Culturel de l’Equateur, au style colonial complètement déjanté. On y croise des lapins géants, de vieilles machines à coudre Singer, des poupées en bois articulées à l’air vaguement catholique et des paons déployés qui rôdent dans le jardin.

Le soir on a même droit à un feu dans la cheminée 😍🔥

On se promène dans Riobamba, 2794m, une ville au nom si exotique, capitale de la province du Chimborazo (le plus haut sommet d’Equateur, 6310m quand même…)

La ville est entourée des plus beaux volcans du pays, Chimborazo donc mais aussi notre cher Cotopaxi, et aussi Altar, Carihuairazo, Tungurahua, Cubillín et Sangay.

Il y fait froid et sec, on y voit de jolies façades coloniales et quasiment aucun touristes (et ça fait du bien).

Sublime Cotopaxi

Nous quittons Quito 🤣 direction Riobamba, et c’est reparti pour un road trip.

Sur la route, on ne peut que faire un détour par le parque nacional Cotopaxi. Ce sublime volcan, le plus haut du monde encore en activité, culmine à 5897m.

Nous montons avec la voiture jusqu’à 4500m pour admirer la vue imprenable sur la sierra équatorienne. L’altitude écrase la poitrine et serre la tête au niveau des tempes, et quand on sort de la voiture pour admirer le paysage, chaque mouvement doit être mesuré. On ne saute pas partout sous peine de perdre totalement ce qui nous reste de souffle!

C’est dur mais ça en vaut la peine…

Essentiels avant la montée : un thé aux feuilles de coca, des grains de maïs grillés pour se donner de l’énergie et des bonbons à la coca à sucer tout au long de la montée pour déboucher les oreilles et fluidifier le sang.

On est seuls au monde dans le parc, aucun touristes, juste nous, la voiture, les chevaux sauvages et les vaches…