Kiwis et culture maorie

La Nouvelle Zélande n’est pas la Nouvelle Zélande sans les kiwis, mignons petits oiseaux sans ailes et espèce protégée et endémique.

Nous en verrons plusieurs dans des fermes aménagées. Comme c’est un oiseau de nuit, on est plongés dans l’obscurité et avec une faible lumière, on peut voir notre ami kiwi farfouiller dans la terre.

La bête est plus grosse que prévu, un peu de la taille d’une grosse poule et peut peser jusqu’à 3kg. Ses narines sont situées au bout de son long bec ce qui lui permet de renifler directement dans la terre à la recherche d’insectes et de larves.

La femelle pond des oeufs qui font 20% de sa taille, c’est proportionnellement les plus gros oeufs des tous les oiseaux!

Je n’ai pas pu prendre de photos à l’intérieur des salles trop sombres, mais quelques photos de kiwis empaillés à l’extérieur.

On rencontrera également cette espèce de poule d’eau assez souvent, ainsi que différents autres oiseaux ou canards protégés.

Et voici une pirogue de combat maorie, nous visitons aussi un village reconstitué.

Même si les maoris ne constituent plus que 15% de la population néo-zélandaise, leur culture est encore très imprégnée et leur langue est la première langue officielle de Nouvelle Zélande (la deuxième c’est l’anglais et la troisième c’est la langue des signes).

Les vers luisants des grottes Waitomo

Une étape absolument inoubliable du voyage, c’est bien les Waitomo caves et leurs glowworms…

Imaginez un paysage très vallonné dont chaque vallon est le toit d’une grotte, il y en a plus de 500 dans les environs! Nous sommes dans le Waikato, au sud d’Hamilton.

Wai ça veut dire l’eau en maori et tomo c’est le trou d’une grotte, donc Waitomo c’est l’eau qui descend dans la grotte. Et c’est exactement ce qu’on va voir.

Nous visitons 2 grottes, la première à pieds ou nous observons d’immenses stalactites et même un squelette de moa.

Le moa? Une sorte d’oiseau énorme (un peu comme un kiwi géant ou un emeu), dépourvu d’ailes et pouvant penser jusqu’à 250kg et mesurer jusqu’à 3,6m, disparu depuis le XIIIeme siècle avec l’arrivée des maoris.

La deuxième grotte necessite des casques à lampe et nous embarquons à bord d’un bateau pneumatique guidé par une corde (et notre guide évidement).

Au bout de quelques minutes sur le bateau, le guide nous demande d’éteindre nos lampes frontales. Nous nous retrouvons donc dans une obscurité totale.

Et puis nos yeux commencent à s’habituer et là c’est incroyable… des milliers de vers luisants recouvrent le plafond et les parois de la grotte. Le bateau se déplace et nous découvrons une véritable voie lactée de points lumineux. A bord du bateau, on s’est tous tus, même les enfants, le spectacle est époustouflant…

Impossible évidement de prendre des photos ou de filmer avec mon portable, il ne voit rien! Alors j’ai mis 2 photos trouvées sur internet qui montre un peu la grandeur du spectacle.


Une fois éclairé, la bestiole est beaucoup moins jolie. On a affaire à une arachnocampa luminosa (ou ver luisant) à l’état larvaire.

La larve produit une lumière avec sa queue pour attirer des proies, elles sont alors piégées par un filament gluant qui pend de la larve. Cette dernière met 9 mois à se transformer en chrysalide, puis en moucheron et perd alors sa capacité à faire de la lumière. Elle vivra 2 mois en temps que moucheron, le temps de s’accoupler et le cycle recommence.

Cette espèce de ver luisant vivant dans des grottes ne se trouve qu’en Nouvelle Zélande.

On voit ici les filaments qui pendent des larves

Le Coromandel

Nous voici arrivés dans la jolie péninsule du Coromandel, au sud est d’Auckland. C’est une région qui attire beaucoup les touristes en été, mais en hiver c’est assez calme et tout autant magnifique.

La région est couverte de forêts, de montagnes, de grandes plages de sable blanc dont Cathedral Cove ou nous passerons l’après midi.

Dans cette forêt, on croisera plein de pièges à oppossum. Ce petit marsupial tout mignon est un véritable fléau pour la région car il mange les kauris, un arbre à présent protégé, car la forêt avait été décimée pour utiliser son bois (bateaux, maisons, meubles…)

Les dites bestioles détruiraient chaque nuit entre 20 et 40 tonnes de végétation! On comprend mieux les pièges….

Nous voilà dans la grotte de Cathedral Cove…

Hit the road Jack…

Nous récupérons notre solsuchien (camping-car pour les intimes) et c’est parti pour 6 jours de road trip sur l’île Nord, aussi appelée l’île fumante pour son activité géothermique très intense.

Au programme, le Coromandel et ses plages à perte de vue, Waitomo et ses glowworms caves, Rotorua et ses geysers et enfin Welligton pour la traversée vers l’île Sud.

Nous sommes scotchés par les paysages qui s’offrent à nous, des vallons verts surpeuplés de moutons, des volcans, des forêts de pins immenses, des plages vierges et sublimes… Nous croisons même des dauphins sauvages au hasard d’un virage sur la mer…

Bon l’idée du camping en plein hiver n’était pas forcément la meilleure, surtout quand on se retrouve à 23h à devoir faire la vidange du camping car sous la pluie par 5 degrés parce que la douche refoule dans le couloir/cuisine/salon/chambre… mais au final on s’y fait et on est même devenus -selon nous- des alpha de la gestion du camping car, de trouver des spots de camping sauvage, de savoir où et comment vidanger, trouver de l’eau potable et vider les toilettes (une petite partie de plaisir on s’en doute) 😅😎

N’empêche, un petit dej au bord d’un lac le matin sans rien ni personne autour c’est pas si mal…

Nouvelle Zélande, nouvelle aventure…

Et nous reprenons l’avion pour la 11eme fois depuis le début du voyage, direction Auckland, au Nord de la Nouvelle Zélande.

C’est encore un nouveau voyage qui commence, on passe maintenant en hiver et on perd 22h, c’est à dire qu’on part le 1er août à 15h et on arrive le lendemain a 13h avec seulement 6h d’avion… on a franchi la ligne du temps !

Nous arrivons donc à Auckland, la plus grande ville du pays, où nous passerons une journée. C’est une belle ville, entre grattes-ciel, grands parcs et front de mer, un mélange d’USA, de Canada et d’Angleterre…

Nous montons à la Sky Tower, l’édifice le plus haut de l’hémisphère sud, qui culmine à 328m. De la haut, on a une vue panoramique imprenable sur Auckland, ses fjords, sa baie, son port, son pont, ses volcans et ses îles…

L’arrivée sur la Nouvelle Zélande est assez incroyable…

Des arbres centenaires dans les nombreux parcs de la ville

C’est la Sky Tower !

18509km… on est loin, très loin de chez nous là…

Arg le sol en verre…

On n’est pas des bêtes, il faut se nourrir au sommet après toutes ces émotions…

Nana !

Avant de partir de Tahiti (nana ça veut dire au revoir en polynesien), voici un petit mix de couchers de soleil, de jolies vues, de moments agréables passés sur cette jolie île.

Une chose est sûre : on reviendra.

Miam à Tahiti

Encore un petit encart nourriture parce que c’est la vie.

Voilà un medley des délicieux plats goutés dans le coin…

Saumon des dieux (saumon à chair blanche, une des spécialités du coin avec le papio, blanc aussi à chair ferme)

Carpaccio de gambas

Porc en plusieurs façons

Saint Jacques poêlées

Ceviche de thon rouge et Carpaccio de pouple

Mousse d’agrumes et chamalows maison

Du coup on est contents, forcément…

Le dauphin, le dauphin!!!

Un jour on a loué des jet ski et on a vu au large des dizaines de dauphins à bec pointu nager devant nos scooters des mers. C’était magnifique de les voir se déplacer ainsi et jouer dans nos vagues.

Mais on peut le dire, nous avons surtout nagé avec un grand dauphin blanc de 200kg!!

Alors oui bien sûr ce n’est pas un dauphin sauvage, il est dans un lagon privé, mais c’était quand même fabuleux.

On a pu le toucher (c’est chaud, épais et glissant comme du plastique, une sensation très bizarre), nager à ses côtés, le voir nager très vite, sauter à plusieurs mètres de haut…

Je ne suis à la base pas très fan de ce genre d’attraction et j’avais très peur de me retrouver dans une piscine avec 200 touristes, mais la on était 4 + l’éleveuse, très pro, passionnée par son métier, qui nous a expliqué énormément de choses sur les dauphins qui vivent dans ce lagon (ils sont 3) et qui ont l’air heureux car ils ont de la place et plein de poissons à manger.

Les photos nous ont coûté un bras après avoir dépensé un oeil pour nager avec le dauphin, mais bon on va dire qu’on fait ça une fois dans sa vie 😅😎

Promis les photos tres bientôt!

Mini Heiva

Tahiti ne serait pas Tahiti sans ses spectacles, ses danses du ventre et ses vahine avec des fleurs dans les cheveux.

C’est lors d’un très beau (et bon) dîner spectacle que nous avons pu apprécier ces danses qui mettaient en scène la légende polynésienne d’un guerrier et d’une princesse.

Moorea par la mer

Une autre excursion à Moorea nous a permis de découvrir l’île par la mer.

A bord d’une petite pirogue à 2 coques, nous nous baladons dans les magnifiques lagons de l’île à la recherche de coquillages géants.

Le bateau s’arrête et on saute tous à l’eau. Comment y résister vu sa couleur turquoise digne de la plus retouchée des cartes postales?

Dans l’eau c’est la folie, des dizaines de raies se jettent sur nous pour nous câliner… oui oui (en vrai elles ont faim) mais c’est hallucinant de se faire monter dessus par une raie d’un mètre d’envergure!!!

Le guide se met alors à jeter du poulet à l’eau et non plus du poisson. Immédiatement ce sont des dizaines de requins à pointes noires qui débarquent. Ok je n’ai pas peur des requins, mais nager entourée de dizaines de requins de toutes les tailles (certains d’au moins 1m50) et de bouts de poulets qui flottent c’est pas hyper hyper rassurant…

On se retrouve sur un Motu (un îlot) pour déjeuner. Là on apprend à faire du ceviche au lait de coco (j’ai servi de cobaye, alors je vous en ferais à la maison promis!), à ouvrir des noix de coco au cas où on ferait kho lanta et à nouer des pareos à la tahitienne.

Le tout dans un décor tout aussi sublime, une eau translucide à 27 degrés, des palmiers, aucune installation autre que quelques tables en bois pour déjeuner… un petit paradis sur terre.