Parc Yoyogi et sanctuaire Meiji-Jingu

Tokyo est une mégalopole de 34 millions d’habitants où la vie ne s’arrête jamais. Et pourtant, il y existe des parcs immenses remplis d’arbres centenaires où règne un calme absolu. Enfin, un calme relatif, puisque les cigales y font un bruit métallique lancinant extrêmement fort et presque robotique.

Nous décidons de nous promener dans le parc Yoyogi de 72 ha, planté 130 000 arbres expédiés par les japonais de tout le pays pour honorer la mémoire de l’empereur Meiji (1852-1912). Celui-ci y fit construire un sanctuaire shinto dédié à son âme et celle de sa femme l’impératrice Shoken. L’empereur Meiji fut le 122eme empereur du Japon et surtout celui qui a ouvert le pays vers la modernisation et le monde occidental.

Comme la plupart des monuments au Japon, le sanctuaire Meiji-Jingu fut détruit par le feu et par les bombardements de la seconde guerre mondiale, mais reconstruit à l’identique en 1958.

Le sanctuaire est le plus grand lieu de culte shintoïste du pays où sont encore célébrés mariages et cérémonies. On y entre par un torii, une Grande Arche en bois de cyprès devant laquelle il est coutume de s’incliner.

Arrivés devant le temple, on se doit de se laver les mains dans un bassin à l’aide d’une louche en bambou.

Une fois à l’intérieur du sanctuaire, on peut écrire des lettres aux divinités (Kami) ou formuler des vœux sur des ema, petites plaquettes en bois récupérées chaque jour par les prêtes qui adressent nos messages aux kaki, les divinités shintô.

Dans le parc, on découvre les offrandes des familles riches de japonais à l’empereur, comme des barriques de saké ou de vin français 😊

Gastronomie japonaise à Tokyo

Cet article sera dédié uniquement à la nourriture japonaise dans sa forme la plus sophistiquée. Car si on a décidé de partir au Japon, c’est évidement pour sa culture mais aussi et en en grande partie il ne faut pas se mentir, pour sa gastronomie. Et on ne va pas être déçus !

On testera deux grands restaurants gastronomiques à Tokyo : Narisawa et Umi.

Narisawa est un restaurant kaiseki, c’est à dire qu’il propose une multitude de petites portions pour faire le tour de la gastronomie japonaise pure en respectant les saisons, les produits et la tradition. Démonstration en images :

On commence par le fameux saké. Au Japon il existe énormément de sakés différents, sucrés, sec, doux, pétillants… et ils n’ont rien à voir avec ceux qu’on peut trouver dans les restaurants chinois en France, ils ont du goût, une odeur bien spécifique et accompagnent très bien certains plats, à la manière d’un bon vin.

Pendant le repas, une petite brioche au thé vert et yuzu est placée au bout de la table, elle finira de monter pendant une partie du dîner puis sera cuite dans un bol en pierre de lave chauffé devant nos yeux et sera servie avec un beurre salé entouré de poudre d’olive et de thé vert.

On passe ensuite aux plats et c’est une succession de découvertes : entrée aux saveurs de la forêt, soupe miso à la carapace de tortue (oui oui je sais, pas très éthique tout ça 🙄), bouchées aux fèves, seiche et caviar, crevettes et oursins, aubergine aux fleurs sauvages, bouillon de crevettes aux algues, brochet au riz vinaigré, anguille, bœuf wagyu carbonisé (c’est une façon de le cuire, il ressemble à un morceau de charbon, mais a juste un goût légèrement fumé) et betterave, ananas confit et glace à la mangue, macarons au thé vert…

On teste la saveur umami qui est un des 5 goûts détecté par la langue avec le sucré, le salé, l’amer et l’acide, mais qui est bien peu connu. L’effet est comme une sorte de velours qui engloberait la langue entière et la laisserait légèrement anesthésiée. Pas désagréable 😊

Après ces découvertes, on voulait également tester la crème de la crème du sushi japonais. Nous sommes deux grands fans de sushis, et nous avons décidé de tester un restaurant avec un maître sushi certifié qui découpe le poisson au sabre japonais… le restaurant est minuscule, nous sommes 12 en tout, disposés autour du chef au comptoir.

A 18h30, le restaurant ferme ses portes et nous sommes entraînés pour 3h de dégustation de sushis. Le chef prépare chaque sushi un par un et le dépose directement devant chacun d’entre nous. Ses gestes sont rapides, précis, mais la rapidité pour manger chaque sushi dépasse de loin sa dextérité à les préparer.

Je pense que nous avons dû tester chaque espèce de poisson des mers entourant le Japon, et au total, on doit être sur une quinzaine de pièces par personne, toutes très différentes, salées, grillées, séchées, bouillies, etc… disposées devant nous dans de sublimes céramiques et accompagnées de gingembre à manger entre chaque sushi pour « nettoyer » le goût avant la future bouchée.

Voilà pour la pause nourriture de Tokyo, pour ceux que ça intéresse, il y en aura bien d’autres…

Tokyo – lost in translation

Il règne à Tokyo une atmosphère étrange, quelque chose d’indescriptible qui mélange les extrêmes.

La ville est immense, futuriste, ultramoderne. Quand on la regarde d’un peu plus haut, ce sont des buildings à perte de vue et une sensation vertigineuse de ville-pays, bétonnée, froide et sans âme. La nuit, les buildings se couvrent de lumières rouges clignotantes qui les font ressembler à une armée menaçante de Terminators…

Mais quand on la parcoure de l’intérieur c’est tout l’inverse ; il y grouille une vie trépidante, aux milles couleurs, remplie de curiosités et de nouvelles expériences, le tout dans une ambiance suffocante de chaleur tropicale.

Parce qu’il y fait chaud, fin juillet, le mercure atteint les 35 degrés, avec une humidité à 90%. On est plutôt sur du 45 degrés ressenti… qui font que mon portable a bien du mal à retranscrire les lumières sans les faire « baver ».

Partout, des machines à sous, des distributeurs de boissons, des machines de fête foraine pour attraper des objets en tous genres, le tout avec énormément de bruitages, musiques et éclairage…

Perdus dans les méandres d’un puissant jetlag, alliant 12h de vol, 7h de décalage horaires, la fatigue accumulée de l’année, la chaleur étouffante de la journée et la course étrange du soleil qui se lève à 4h du matin et se couche à 18h, on n’a jamais vraiment adopté un rythme normal. Alors on s’est adapté au lieu et on a vécu la nuit et le matin très tôt.

La nuit à Tokyo est très animée, la ville ne dort jamais, et on arpente les rues dans lesquelles il fait presque jour tellement les lumières des milliers de panneaux brillent au quatre coins du ciel. On a beau avoir approché la langue japonaise, on est perdus, totalement et profondément.

Du coup on suit notre instinct qui nous amène à tester un restaurant de sushis, puis un bubble tea extrêmement bizarre mais tellement bon, dans le quartier de Shinjuku. Dans ce quartier, des bars et restaurants à perte de vue, dont la plupart annoncent la couleur de ce que vous allez manger en vitrine, par des représentations plastifiées de leurs mets les plus attractifs (pas toujours très appétissant, mais ça donne une idée…)

Grosse spécialité apparement : le tas de tranches de pain de mie avec une glace dessus, décliné également en gâteau d’anniversaire. Je testerais, en France, d’arriver à une soirée avec un « pain de mie d’anniversaire »…😁

Nos pas nous guident vers le Golden Gai, deux petites rues animées remplies de mini bars, dans lesquels il y a a peine 7 ou 8 places. Ça crie, ça rie, ça chante, le japonais est bien moins rigide qu’on aurait pu le penser! On s’arrête dans un des mini troquets où on a cru reconnaître une chanson en anglais. Ici, un mélange de japonais et d’européens qui ont l’air sympas. On y rentre.

Après quelques bières, du saké et du rhum au thé (berk, vraiment), on se lance nous aussi sur le karaoke. Un japonais nous dédit une chanson de France Gall et on sympathise avec lui, des hollandais et un français installé à Tokyo depuis 18 ans.

Celui-ci décide de nous prendre sous son aile pour la nuit, car on a eu le malheur de lui dire qu’on voulait tester la night life de Tokyo. Il est 1h du matin, on est en pleine forme puisque pour nous il est 18h. S’ensuit alors une tournée de Karaoké, bars, boîtes de nuit, after… on rencontre les japonais la nuit, leur folie, leur joie de vivre, mais aussi de nombreux nigériens qui vivent en grand nombre à Tokyo.

Et c’est quand on sort entre deux endroits vers 5h du matin qu’on réalise qu’il fait déjà jour comme à midi, plus de 30 degrés et que les japonais sont repartis dans ce rythme fou de travail. Nous, on est encore en forme, alors on se balade jusqu’à 8h parmi les rues brûlantes qui se remplissent peu à peu de milliers de personnes, puis on file se barricader de la chaleur et du soleil.

Nouvelles destinations…

Un an après notre incroyable tour du monde, on commence à trépigner un peu. Le goût de l’aventure nous a repris il y a quelques mois et la question s’est posée à nouveau : on va où cette fois-ci?

La Polynésie nous avait énormément plu, et j’ai un peu honte d’avouer que c’est en regardant un épisode de Koh Lanta qu’on a fixé notre prochain voyage : les îles Fidji.

Oui mais les Fidji c’est loin, 16520km pour être exact. Du coup on s’est dit, pourquoi ne pas s’arrêter dans un pays « sur la route des Fidji » afin d’y passer quelques temps? Quand on tire une ligne droite de Paris à Nadi, on passe par beaucoup de pays, mais il y en a un en particulier qui m’a sauté aux yeux.

Le Japon! C’est un rêve depuis très jeune, car je suis passée par le Japon avec ma maman il y a… hum… 25 ans… et bien que ce ne fut qu’une escale d’une nuit, j’en garde un souvenir émerveillé.

Voilà, on avait trouvé les destinations de notre prochain grand voyage : une semaine au Japon, 2 semaines aux Fidji et à nouveau une semaine au Japon.

Comme on n’aime pas faire les choses à moitié, on a pris des cours de japonais (enfin les bases, hein, n’allez pas me demander de tenir une conversation en japonais), de quoi déchiffrer quelques signes, se présenter et le b-a ba de la politesse. Car au Japon la politesse c’est ultra important, et il y a plusieurs niveaux de politesse, du langage familier au langage honorifique en passant par différents stades de langages courant, soutenu, d’humilité, de si tu parles à une femme, de si elle est étudiante, de si elle est plus jeune ou plus vieille que toi… bref, on en est restés aux bases, et on a tenté d’apprendre un des 4 alphabets japonais : les hiragana.

Il y a 4 alphabets dans la langue japonaise :

– les romajis : alphabet de lettres, sensiblement le même que le nôtre. Il sert à traduire en phonétique les alphabets syllabaires pour les touristes que nous sommes.

– les hiragana : alphabet syllabaire utilisé pour écrire les purs sons japonais, et ainsi ne jamais souiller la langue japonaise. Il y a 46 signes et plusieurs sons impurs et diphtongues qui font monter l’alphabet à 104 signes au total…

– les katakana : alphabet syllabaire utilisé pour écrire les sons étrangers (comme les noms, les marques, les anglicismes…), il fonctionne exactement de la même manière que les hiragana mais les signes sont très différents. Il comporte également une centaines de signes.

– les kanji : alphabet d’idéogrammes utilisé pour raccourcir la langue écrite en hiragana, et permettre ainsi de gagner de la place en écrivant un seul signe au lieu de plusieurs. Pour lire le journal il faut en connaître 2000, et un japonais un peu érudit peut en connaître jusqu’à 10000. Autant vous dire qu’on n’a pas essayé d’apprendre cet alphabet (sinon on serait partis au Japon dans 10 ans).

Voilà pour la mini partie culture de la langue japonaise. J’ai quand même acheté ce petit guide…

Actuellement, nous sommes sur le départ, bientôt dans l’avion pour rejoindre Tokyo Haneda en 12h et parcourir 9710km. Tellement, tellement hâte!!!

Bilan chiffré de notre Mini Tour du Monde

2 bagages saucissonnés, 16h d’avion et 24h sans dormir plus tard, nous revoici à Paris! Pas de choc thermique cette fois-ci, il fait 28° ici.

Après 3 mois de pérégrinations, on ressort tous les 2 de ce tour du monde changés, grandis, avec un regard sur le monde plus écologique, plus émerveillé, plus optimiste.

Mais on est aussi contents de rentrer, de retrouver familles et amis qui nous ont manqué, de se lancer dans de nouveaux projets, mais aussi d’arrêter de faire et de défaire les valises!!!

Les chiffres ce n’est pas tout mais ils parlent d’eux mêmes… voyez plutôt 😊

On comptabilise un total de 7 pays visités.

On a atteint un maximum de 12h de décalage horaire par rapport à Paris (à Tahiti), et on aura traversé 6 fuseaux horaires.

Nous avons loué 7 voitures, 1 camping-car et 1 scooter (et n’avons eu que 2 problèmes mineurs en Equateur et en Australie, et 2 amendes en Nouvelle-Zélande et à Bali)

On a navigué sur 14 bateaux (dont 2 sur lesquels on a dormi), 3 jet skis et 3 kayaks.

Nous avons visité 30 villes : Madrid, Carthagène, Bogota, Medellin, Villa de Leyva, Guatapé, Quito, Latacunga, Riobamba, Baños, Puerto Ayora, Santiago, Hanga Roa, Papeete, Auckland, Wellington, Christchurch, Rotorua, Waitomo, Marahau, Mont Cook Village, Franz Josef, Cairns, Port Douglas, Mission Beach, Airlie Beach, Sydney, Denpasar et Ubud.

Environ 53000km parcourus dans 18 avions pour un total de 73h de vol soit plus de 3 jours non stop…

On comptabilise 4 tubes de crème solaire consommés et 4 sprays anti moustiques (et quand même plein de piqûres).

Le poids des valises au début du voyage était de 23kg et 22kg, pour finir avec 34kg et 25kg soit 14kg de plus et grâce aux négociations de Fred, un seul supplément bagage payé.

Seulement 7 ou plutôt 6 objets perdus :
1 coussin d’avion
1 débardeur
1 passeport perdu puis retrouvé
3 paires de lunettes de soleil
1 masque et 1 tuba

Nous avons parlé 2 langues étrangères : l’anglais et l’espagnol.

Nous avons franchi 1 fois la ligne de la date, passant du passé au futur en un vol et avons survolé 4 fois la ligne de l’Equateur.

Nous avons payé dans 6 Devises : en pesos colombiens – 1€ = 3584 COP, en dollars americains – 1€ = 1,16 $, en pesos chiliens – 1€ = 810 CLP, en francs pacifiques – 1€ = 120 XPF, en dollars néo-zelandais – 1€ = 1,78 $, en dollars australiens – 1€ = 1,63 $ et en roupies indonésiennes – 1€ = 17000 IDR

On est devenus bons en calcul mental 😉

Nous nous sommes baignés dans 6 mers et océans : la mer des Caraïbes,
l’océan Pacifique, la mer de Corail, la mer de Tasman, la mer de Bali et l’océan Indien.

On a croisé des dizaines de personnes incroyables… des gens en tour du monde, en vacances, en lune de miel, en weekend ou simplement en train de travailler qui ont été de très belles rencontres.

On a marché sur un glacier, sur des volcans, dans la jungle, sur du sable blanc, blond, noir, rouge, dans la rainforest, sur le bitume des plus belles villes du monde, dans des grottes les pieds dans l’eau, dans l’herbe à côté de statues centenaires, sur de la lave, sur des îles, dans la montagne, sur des sentiers perdus, et hors des sentiers battus.

On ne peut pas comptabiliser le nombre d’animaux stupéfiants qu’on a pu observer, sauvages, dans leur habitat naturel. Du koala à l’iguane marin en passant par le singe, le crocodile, le lama, le fou à pieds bleus, le phoque ou le kangourou, tous ces animaux qui nous rappellent que la nature est vraiment merveilleuse si on en prend soin.

On a ramené tellement de souvenirs qu’on hésite à ouvrir une boutique…

En fait non, on ne peut pas vraiment faire un bilan chiffré car il y a bien des choses que les chiffres ne sauraient exprimer.

Merci d’avoir suivi nos aventures, il y en aura d’autres c’est promis! 😘

Cascades, singes et rizières

Dernier jour du voyage!

Vite, nous filons aux cascades de Tegenungan.

Nous y arrivons par un chemin compliqué ou la moitié de la route s’est effondrée, ne laissant la place qu’aux scooters.

Il y énormément de touristes, mais le lieu reste charmant, avec son énorme cascade principale à côté de laquelle on peut se baigner ou faire de la balançoire.

Après les cascades, direction Ubud et la Monkey Forest. Comme son nom l’indique, c’est une forêt de jungle qui abrite un temple et dans laquelle se baladent des centaines de singes plus ou moins mignons…

Epouillage en famille…

Après les singes, nous restons à Ubud et allons voir un joli temple aux lacs couverts de lotus.

Jolie famille chinoise

Par contre quand t’as tes règles tu peux pas rentrer dans le temple… 😱😑🤔

Hop, nous filons vers les rizières de Tegallalang à 40mn de scooter de Ubud. La vue est incroyable, les rizières s’enfoncent à plusieurs centaines de mètres de profondeur…

Partout dans la ville, on croise ces petits paniers d’offrandes. Attention à ne pas marcher dessus, il y en a absolument partout!

Brunch à Kuta et sunset au temple de Tanah Loth

C’est parti pour l’exploration de Bali! Il ne nous reste que 2 jours alors ça va être dense. On loue un scooter pour aller plus vite car à Bali les routes sont extrêmement chargées et en mauvais état, il vaut donc mieux être petit et mobile.

Direction Kuta, de l’autre côté de Denpasar qui offre des plages plus jolies que Sanur.

Mais avant cela, nous découvrons un brunch d’une dimension pharaonique à l’hôtel W. C’est la folie il y a un stand à raclette, un bar à huîtres et une salle des desserts. 😱😪

À l’entrée on nous donne une carte des lieux pour pouvoir se repérer tellement c’est immense…

Après ce pantagruelique repas, on se repose un peu sur la plage, on se baigne, puis on part au temple de Tanah Loth pour y voir le coucher du soleil.

La route est très depaysante, très chargée, pleine de scooters qui transportent des trucs bizarres, de camions de poules et de rizières à perte de vue.

Et voici le temple de Tanah Loth, comme prévu avec le coucher du soleil derrière.

Je me suis faite purifiée dans une sorte de source et on m’a fait un 3eme oeil en grains de riz broyés au milieu des yeux et posé une fleur de tiaré sur l’oreille.

Après le temple, direction la plage de Seminyac pour dîner les pieds dans le sable. La mer essayera sans succès de me voler une basket, pendant qu’on boira du cidre à la mangue avec un groupe qui nous joue du Ed Sheeran…

Un weekend à Bali

Dernière escale du voyage, qui touche à sa fin. Comment tout cela a-t-il pu passer si vite???

Bref il nous reste 4 jours avant le grand retour, et pour couper un peu le long voyage qui nous attend, nous avons décidé de passer ces derniers moments à Bali.

Petit moment d’angoisse à l’aéroport de Sydney juste avant le décollage : Fred ne trouve plus son passeport! Branle-bas de combat, on retourne tous les sacs, on fait 10 fois l’aller retour aux portiques de sécurité, rien! On prévient les agents de sécurité, on demande aux gens à droite à gauche s’ils n’ont pas vu un passeport… imaginez 20mn de totale angoisse dans la salle d’embarquement juste avant de prendre le vol… Ambassade? Photocopies du passeport dans la valise qui est partie en soute? Passage au poste de police pour perte ou vol? Et qui est ce mec bizarre qui nous collait au moment de l’enregistrement et qui a fait passer son bac à affaires entre les nôtres?

Toutes les questions sont permises… après 20mn de pur stress, deux colosses viennent me questionner avant de me donner le passeport. Il était tombé au rayon parfums… je crois qu’on a perdu chacun 2 ans de vie… 😅

A l’arrivée à Bali, c’est 2h d’attente à la douane, alors j’en profite pour photographier les orchidées magnifiques qui sont disposées en grappes absolument PARTOUT.

Nous logeons à Sanur, au sud-est de Denpasar, la ville principale de Bali. Le dépaysement est total après l’Australie. Pour commencer on passe encore par un choc des températures puisqu’on quitte Sydney à 14 degrés pour Denpasar à 35 degrés et c’est une chaleur humide et tropicale, rien à voir avec le vent sec et froid de Sydney.

Le choc thermique passé, nous découvrons les jolies plages qui entourent notre hôtel. Pas facile de s’y baigner puisqu’elles regorgent d’algues, mais c’est agréable quand même d’être à nouveau au soleil et de regarder flotter dans le ciel les dizaines de cerfs volants.

Balades à Sydney

Nous descendons la côte tous ensemble en avion jusqu’à Sydney. Il n’est pas si loin le temps où la ville était synonyme de bagne pour les forçats envoyés aux antipodes par les anglais pour empêcher les français de poser les pieds sur leurs terres.

Il y a plus de 200 ans, le capitaine Cook (mais oui encore lui!) posait le pied à Botany bay, surnommait la région New South Wales et en attribuait la propriété à la couronne britannique.

Nous y resterons 3 jours, hébergés par Devina et Antoine. Sydney est une ville très agréable, cosmopolite, fleurie, avec de grandes tours mais aussi de petites maisons, des plages et une jolie baie.

Nous visitons le CBD (le centre business style la Défense en beaucoup plus grand), Chinatown et son jardin de l’amitié (Sydney est jumelée avec une ville chinoise, et une forte population asiatique y a élu domicile), Darling Harbour, les Rocks où vécurent les premiers forçats envoyés par la couronne britannique et enfin Manly et ses plages que l’on rejoint en ferry.

Saint Mary’s Cathedral est une oeuvre néo-gothique commencée en 1868 et terminée 100 ans plus tard. Elle culmine à 75m d’altitude ce qui en fait la 4eme plus grande cathédrale d’Australie.

Les Royal Botanic Gardens ont été établis en 1816. 30ha de jardins magnifiques, d’arbres centenaires et de fleurs plantées par les colons il y a plus de 200 ans et qui donnent sur l’incroyable opéra de Sydney.

On y croise notre ami l’ibis blanc d’Australie considéré ici comme un flying rat puisqu’il fouille les poubelles et est d’une propreté toute relative…

Et nous voici devant l’opéra de Sydney, conçu comme un voilier naviguant dans le port de la ville. Sa construction commence en 1956 et se termine en 1973, reprise par différents architectes pour un coût total de 100 millions de dollars. Il fait partie des 3 sites culturels australiens au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Voici le Sydney Harbour Bridge. Apparemment l’acteur de Crocodile Dundee, Paul Hogan, y aurait travaillé comme peintre à ses débuts 😊

Darling harbour et le CBD

Du haut de la Sydney Tower, on découvre tous les environs à 360°.

Nous prenons le ferry pour Manly et traversons l’une des plus belles baies du monde pour aller voir les plages des surfeurs de Sydney.

Nous voici dans l’Australian National Maritime Museum où l’on y voit le navire du capitaine Cook mais aussi une expo sur l’autre passion de James Cameron à part le cinéma ; l’exploration des profondeurs maritimes. Saviez-vous qu’il était descendu à plus de 10500m de profondeur dans les fosses Marianne ?

Et sinon on s’amuse toujours aussi bien avec Fred et Antoine… 😁🎉🥂

Le paradis blanc des Whitsunday islands

Nous retrouvons Devina, Antoine et leurs amis français qui vivent à Sydney : Laura, Medric, Laurane, Simon et les italiens Giulia et Paolo. On embarque tous à bord de l’Eureka, un joli voilier sur lequel nous resterons 3 jours.

Direction les Whitsunday islands, 72 îles, vestiges d’une chaîne de montagne qui fut isolée du continent quand le niveau de la mer augmenta à la fin de l’ère glacière.

C’est le plus vaste regroupement d’îles des côtes australiennes, pour la plupart inhabitées, elles sont protégées par les parcs nationaux et situées à 60km de la grande barrière de corail.

Au programme : croisière, snorkeling mémorables où l’on croise des poissons de toutes les couleurs et des coraux énormes, apéros sur la plage (Sparkling et Moscato oblige), visite des îles Hook, Whitsunday, Hayman et Hamilton.

L’île Whitsunday est la plus grande et la plus populaire des îles du groupe avec 109km2 et un sommet à 438m d’où on peut découvrir point de vue absolument merveilleux sur la plage de 7km de Whiteheaven qui porte bien son nom.

Cette sublime plage possède un des sable les plus purs et des plus blancs au monde car il est composé à 98% de silice. Il est si fin qu’il n’emmagasine pas la chaleur, alors pas de problème de pieds brûlés quand on va se baigner, on a plutôt l’impression de marcher dans de la farine fraîche 😊

Depuis Tongue point, on aperçoit les lagunes turquoises et on voit l’eau monter entre les méandres qu’un serpent aborigène géant aurait laissés dans le sable…

En scrutant le large, on verra une baleine et son bébé qui nous offrirons un spectacle époustouflant tout en sauts et nageoires. Elles sont si proches qu’on distingue bien les stries sur leurs ventres et les geysers qu’elles recrachent en fumée fine qui se détache sur les masses sombres des îles. C’est très émouvant…

En photo ça ne rend malheureusement rien mais les images sont bien là dans nos têtes.

On aborde la plage avec le rafting à moteur pour un apéro au coucher du soleil.

Voici notre bâteau, les couchettes sont spartiates et l’intimité relative, mais on s’entend bien à force de jouer au loup-garou, alors tout se passe pour le mieux 😃

De retour à Airlie Beach, on profite de sa plage et ses baies mais aussi de la piscine de notre appartement.